Le gouvernement De Wever ambitionne d’augmenter le nombre de travailleurs en Belgique d’ici 2030 pour garantir la viabilité du système de Sécurité sociale. Parmi les mesures phares : une hausse du salaire net, une réforme des allocations de chômage et l’extension des flexi-jobs à tous les secteurs.
Hausse du salaire net et suppression des éco-chèques
Pour encourager l’emploi, la différence de revenu entre travailleurs et inactifs sera portée à 500 euros par mois. Cela passera par une augmentation du salaire net, grâce à une baisse des cotisations sociales et une revalorisation du salaire minimum (+35 euros en 2026 et 2028). Les chèques-repas pourront grimper jusqu’à 12 euros, tandis que les éco-chèques et chèques-culture disparaîtront.
Allocations de chômage limitées à deux ans
Les allocations de chômage seront désormais limitées à deux ans, sauf pour les plus de 55 ans ayant une carrière d’au moins 30 ans (35 ans à partir de 2030). Leur montant sera plus élevé au départ, mais diminuera progressivement. Pour y prétendre, il faudra avoir travaillé au moins un an sur les trois dernières années.
Flexi-jobs pour tous les secteurs
Initialement réservés à l’hôtellerie ou aux soins, les flexi-jobs seront ouverts à tous les secteurs, y compris l’enseignement et la garde d’enfants. Le revenu annuel maximum passera de 12 000 à 18 000 euros, avec un salaire horaire allant jusqu’à 21 euros.
Réforme des allocations sociales
Les allocations sociales seront plafonnées pour éviter le cumul excessif des aides. Un registre central sera mis en place pour recenser toutes les prestations perçues.
Les entreprises mises à contribution pour les arrêts maladie
Pour lutter contre l’absentéisme de longue durée, les entreprises devront financer 30 % des indemnités des salariés en arrêt prolongé. Les malades jugés aptes au travail devront reprendre une activité, sous peine de sanctions financières.
Droit à une démission avec allocation chômage
Une démission avec droit aux allocations chômage sera possible une fois dans sa carrière (après 10 ans de travail), pour une durée maximale de six mois. Ce délai pourra être prolongé si la personne suit une formation dans un métier en pénurie.
Congé parental remplacé par un crédit familial
Un crédit familial viendra remplacer le congé parental, le congé de maternité et le crédit-temps. Il pourra être utilisé par les parents, grands-parents ou parents d’accueil pour s’occuper d’un enfant.
Avec ces réformes, le gouvernement De Wever vise un taux d’emploi de 80 % d’ici 2030, tout en réduisant la pression sur les finances publiques.
