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Gouvernement De Wever : sur les 45.000 exclus du chômage à Bruxelles, 27.000 devraient affluer dans les CPAS

 

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hier à 08:30

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Sofia Cotsoglou

Sofia Cotsoglou

 

 

 

 

 

 

 

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C’est une des mesures phares de l’Arizona : la limitation des allocations de chômage à 2 ans pour les moins de 55 ans. La Belgique était le dernier pays de l’Union européenne à ne pas limiter les allocations de chômage dans le temps. Mais cela va donc bientôt changer. La réforme des allocations de chômage promise par le gouvernement De Wever inquiète les communes et les CPAS de la capitale qui s’attendent à voir affluer dans les centres publics d’aide sociale des milliers de personnes exclues du chômage.

 

Selon les chiffres de Brulocalis (la fédération des 19 CPAS de Bruxelles) dont la RTBF a pu prendre connaissance en exclusivité, 45.000 Bruxellois de moins de 55 ans perçoivent des allocations de chômage depuis plus de 2 ans. Que vont devenir ces 45.000 personnes ? « Pour certains d’entre eux, il y aura sans doute une prise en main, un déclic de manière tout à fait autonome et ils n’auront pas besoin d’aller au CPAS », lance Georgy Manalis (apparenté PS), le directeur de la fédération des CPAS de la capitale.

 

60% des exclus du chômage risquent de frapper à la porte du CPAS

 

 

Georgy Manalis est le directeur de la fédération des 19 CPAS bruxellois

Georgy Manalis est le directeur de la fédération des 19 CPAS bruxellois © Sofia Cotsoglou

Mais le directeur de la fédération des CPAS bruxellois tempère d’emblée : la mesure choc de l’Arizona ne permettra pas de mettre toutes ces personnes aussi rapidement au travail. « À Bruxelles, on a une part plus âgée de demandeurs d’emploi que dans les autres régions. Par ailleurs, plus de la moitié des personnes de moins de 55 ans qui perçoivent des allocations de chômage depuis au moins 2 ans ont en fait plus de 5 ans de chômage. Or, on sait que quand on est depuis plus de 5 ans au chômage, on a parfois des difficultés à se remettre assez rapidement dans le système de l’emploi et du travail au quotidien. La prise en main est plus compliquée et il faut souvent passer par une formation », explique Georgy Manalis.

 

Tous les exclus du chômage ne recevront pas un revenu du CPAS

Selon les prévisions de Brulocalis, 60% des exclus du chômage risquent de frapper à la porte du CPAS. Soit environ 27.000 Bruxellois. Mais tous ne recevront pas un revenu d’intégration sociale (RIS). « Celles et ceux dont le conjoint ou la conjointe touche plus de 1780 euros nets, s’ils vont au CPAS, ils n’auront pas forcément droit à une aide sociale puisque le conjoint ou la conjointe touche déjà un salaire », précise Nicolas Lonfils, président écolo du CPAS de Forest. « Cette mesure va donc appauvrir les ménages », s’inquiète-t-il.

 

La commune de Forest, dont le budget est sous tutelle régionale, s’inquiète pour ses finances. « Selon les projections de Brulocalis, le nombre de personnes suivies par le CPAS de Forest suite à la mesure de l’Arizona va augmenter de… 78% ! Mais on ne sait pas combien on va recevoir du fédéral pour implémenter cette mesure », indique Charles Spapens, le bourgmestre socialiste de Forest.

 

Le nombre de personnes suivies par le CPAS de Forest suite à la mesure de l’Arizona va augmenter de… 78% !

 

Le bourgmestre espère que le gouvernement De Wever va prévoir suffisamment d’argent pour aider les CPAS. Selon lui, « l’afflux massif de nouveaux bénéficiaires signifie non seulement qu’une part plus importante du budget communal va être consacrée au CPAS pour payer les RIS mais aussi qu’il va falloir recruter plus de personnel pour gérer ces nouveaux dossiers et qu’il faudra aussi agrandir les locaux pour pouvoir accueillir les bénéficiaires dignement ».

 

Or, les finances forestoises sont dans le rouge vif. « On a vraiment fait un effort important pour arriver quasi à un budget en équilibre. Et là, ce sont des nouveaux coûts qui vont s’ajouter », s’inquiète Charles Spapens. « À Forest, on a déjà des impôts assez élevés et on ne veut pas les augmenter. Donc sans budget supplémentaire, on risque vraiment de se retrouver dans des difficultés majeures ».

 

Les projections commune par commune

Selon les projections de Brulocalis, tous les CPAS bruxellois devraient voir leur nombre de bénéficiaires augmenter. Les 19 CPAS pourraient passer de 46.707 bénéficiaires à 74.416 une fois que la réforme des allocations de chômage sera votée. Soit une augmentation de 59%. « Ce sont les petites communes qui vont le plus trinquer », commente le président de la fédération des CPAS bruxellois. « Les CPAS de Berchem-Saint-Agathe et de Ganshoren pourraient voir leur nombre de bénéficiair

 

Réforme du chômage à Bruxelles : 27 000 exclus attendus dans les CPAS

La Belgique s’apprête à mettre fin à un régime unique en Europe : l’absence de limitation dans le temps des allocations de chômage. Désormais, sous l’impulsion du gouvernement De Wever, les moins de 55 ans ne pourront plus en bénéficier au-delà de deux ans. Une réforme qui inquiète les communes et les CPAS de Bruxelles, confrontés à un afflux attendu de bénéficiaires exclus du système.

 

45 000 Bruxellois concernés

Selon des chiffres exclusifs de Brulocalis, la fédération des 19 CPAS bruxellois, 45 000 personnes de moins de 55 ans perçoivent des allocations depuis plus de deux ans. Que deviendront-elles après l’entrée en vigueur de la réforme ?

 

« Certains retrouveront un emploi par eux-mêmes, mais une large partie risque de se tourner vers le CPAS », prévient Georgy Manalis, directeur de la fédération des CPAS de Bruxelles.

 

60 % des exclus frapperont à la porte du CPAS

Les projections de Brulocalis sont sans appel : 60 % des exclus du chômage, soit environ 27 000 personnes, devraient solliciter l’aide des CPAS. Toutefois, toutes ne percevront pas un revenu d’intégration sociale (RIS).

 

« Si le conjoint perçoit plus de 1 780 euros nets, il n’y aura pas forcément d’aide », précise Nicolas Lonfils, président écolo du CPAS de Forest. Une situation qui risque d’appauvrir de nombreux ménages.

 

Les CPAS sous pression financière

Les communes, déjà sous tension budgétaire, redoutent une explosion des demandes. À Forest, où le budget est sous tutelle régionale, l’impact sera considérable. « Le nombre de bénéficiaires suivis par notre CPAS pourrait bondir de 78 % », alerte Charles Spapens, bourgmestre socialiste.

 

Ce surcroît d’affluence nécessitera des recrutements et des aménagements. « Il faudra embaucher du personnel et agrandir les locaux pour accueillir dignement ces nouveaux bénéficiaires », explique-t-il, tout en s’inquiétant du financement. « Sans aide fédérale, nous risquons de nous retrouver dans une impasse financière. »

 

Un impact généralisé

Selon Brulocalis, tous les CPAS bruxellois seront touchés. Leur nombre total de bénéficiaires pourrait passer de 46 707 à 74 416, soit une augmentation de 59 %.

 

« Ce sont les petites communes qui souffriront le plus », avertit Georgy Manalis. « À Berchem-Saint-Agathe et Ganshoren, le nombre de bénéficiaires pourrait doubler. C’est du jamais vu. »

 

Face à cette réforme majeure, les CPAS bruxellois s’interrogent : disposeront-ils des ressources nécessaires pour absorber ce choc social ?